07 January 2013

Angel's Place at the Durban City Hall

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UIA 2014 Durban will be an exciting platform for experiencing the city through various mediums including art in public space, film and photography. Recently, Durban celebrated one of its best-known public spaces at the closing function for the French Season 2012, where thousands of people gathered outside Durban City Hall for an epic evening of light, sound and magic. As feathered angels moved through the sky above in a festival of aerial acrobatics, more than a ton of feathers floated down through the air onto the enthralled crowd below.

The public square outside Durban City Hall is an historically complex place still dominated by the architecture and historic markers of empire and colonialism, but populated by the residents of a contemporary African city. This contradiction aside, it is one of central Durban's most democratic spaces, utilised by homeless people and street preachers, politicians and dignitaries, tourists and musicians. It was, during apartheid, and remains today, a common site of political protest (since it does indeed make sense to lay your demands, such as they are, at the steps of a city hall). It is that rarest thing in post-apartheid South Africa – a genuinely public space.

The closing function for the French Season, the Angel's Place event consisted of a troupe of feathered trapeze artists from France's Studios de Cirque who traversed high wires strung between the tops of rooftops, releasing millions of feathers as they moved through the air. Les Studios des Cirque is one of hundreds of different French groups, companies and organisations that have come to South Africa – and worked with South Africans in their respective disciplines – as part of the French Season.

The result was something akin to pure magic. Watching the mass of feathers float down towards the earth, beautifully lit and choreographed, was like watching universes being born, galaxies spiralling deftly into existence. As a large and diverse crowd gathered in the square, hoping and praying for the evening's rain to stop, people from all walks of life stared in awe, and then in wonder, as the troupe of feathered angels made their way through the sky above them, moving between skyscrapers and the neoclassical baroque of the City Hall, all the time dropping an accelerating volume of feathers into the square below, until the air itself grew white.

In a city and country where public space is remarkably rare and all the more remarkable when it is shared, the high-end beauty of Angel's Place became more than mere spectacle. There was something about the event which felt like an exercise in collective healing. By reducing – or raising – the consciousness of the audience to the innocent excitement of a young child, a palpable sense of amazement emerged from the evening's entertainment. It was as if architecture, technology, magic, performance and art had merged together into a sense of psychological – and urban – renewal.

 


 

L’UIA 2014 à Durban sera une plateforme passionnante qui vous permettra de connaitre la ville à travers d’une variété de moyens d’expression, y compris l’art dans l’espace publique, le cinéma et la photographie. Tout récemment, Durban a fêtél’un de ses espaces publiques les plus célèbres, à l’occasion de la clôture de la Saison Française de 2012, où des milliers de gens se sont rassemblés aux environs de l’Hôtel de Ville de Durban pour une soirée enchantée de son, lumière et de magie. Alors que des anges à plumes se déplaçaienten l’air dans une fête d’acrobaties aériennes, plus d’une tonne de plumes flottaient sur une foule captivée au sol.

La place publique devant l’Hôtel de Ville de Durban est un lieu complexe, historique, qui est encore dominé par l’architecture et les marqueurs historiques d’une ère d’empire et de colonialisme, mais qui est peuplé par les résidentsd’une ville contemporaine africaine.Cette contradiction à part, elle est un des espaces les plus démocratiques au centre de Durban, utilisé par des SDF et des prédicateurs de rue, des hommes et femmes politiques et des dignitaires, des touristes et des musiciens.Dans la période d’apartheid elle était, et elle reste aujourd’hui,un site favori des manifestations politiques (car il est, effectivement, logique de déposer vos demandes, quelle qu’elles soient, au seuil d’un hôtel de ville). Il s’agit de cette chose la plus rare dans l’Afrique du Sud après l’apartheid – un vrai espace public.

A la fête de clôture de la Saison Française, l’évènement de la Place des Anges consistait en une troupe de trapézistes en plumes des Studios de Cirque de France qui traversaient des câbles suspendus des toits, laissant flotter des millions de plumes lorsqu’ils se déplaçaient à travers de l’air. Les Studios de Cirque est un des centaines de groupes, sociétés et organismes français qui ont visité l’Afrique du Sud au cours de la Saison Française afin de travailler avec leurs homologues sud-africains dans leurs disciplines respectives.

Le résultat ressemblait à la magieabsolue. Quand on jetait un regard sur la masse des plumes qui descendait doucement vers le sol, illuminée et mise en scène de façon magnifique, cela ressemblait aux univers en naissance, des galaxies tournant en existence adroitement en spirale. Lorsqu’une foule grande et diverse se rassemblait dans la place, espérant et priant que la pluie du soir allait cesser, des gens de tous les horizons fixaient leurs regards d’un air de stupéfaction, et puis d’émerveillement, sur le groupe d’anges en plumes qui traversait les cieux au-dessus d’eux, se déplaçantentre des gratte-cielset l’Hôtel de Villede style baroque néoclassique, en laissant descendre tout le temps un volume croissant de plumes sur la place en dessous, jusqu’à ce que l’air lui-même devienne blanc.

Dans une ville et un pays où les espaces publics sont remarquablement rares, et où il est plus remarquable de les trouver partagés, la beauté de luxe de l’évènement de la Place des Anges est devenu beaucoup plus qu’une simple revue à grande spectacle. Il y avait quelque chose dans l’évènement qui donnait l’impression d’un exercice en guérison collective. En réduisant, ou en augmentant, la conscience du public au niveau de l’excitation innocente d’un petit enfant, un sens palpable de stupéfaction surgissait du spectacle de la soirée. C’était comme si l’architecture, la technologie, la magie, l’interprétation et l’art fusionnaient ensemble pour former un sens de renouvèlement psychologique – et urbain.

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